L’élevage canin ne s’improvise pas

Chien Finnois de Laponie
Chiots de l’élevage Eurasia=Fincaribou

Être éleveur, ça veut dire qu’on est propriétaire d’une femelle qui donne naissance à des chiots.

Au Québec, n’importe qui peut prétendre être éleveur, car aucune formation professionnelle n’est exigée. Mais on ne s’improvise pas éleveur, quand on veut être professionnel.

Certaine personnes utilisent le terme éthique, un terme que je n’aime pas vraiment, car il laisse place à une certaine confusion. Éthique désigne une philosophie, un ensemble de règles à suivre. On peut suivre des règles by the book sans rien comprendre, tel un automate. Pour ma part, je préfère parler d’élevage professionnel, car ça sous-entend qu’il s’agit d’une profession et qu’il faut suivre une formation.

Pour être éleveur professionnel, il faut d’abord produire des chiens de race pure conformément à la Loi sur la Généalogie Canadienne des Animaux. Les croisements issus de 2 races distinctes ne produiront jamais un chiot de race pure. Alors svp oubliez cette mode du doodle supposément sans allergie. Lire l’article : Avec ou sans papiers?

Prétendre qu’une race de chien est hypoallergénique est un aspect purement marketing qui, dans les faits, est un mensonge colporté aux futurs acheteurs dans le but de vendre. Une personne peut être allergique à un type de poil, la salive, les acariens de la peau…. bref même un chien nu peut provoquer des allergies!

Revenons à la définition d’un éleveur professionnel…

Pour être éleveur, il faut être prêts à devoir garder chez soi tous les chiots non vendus, aussi longtemps qu’il le faudra pour leur trouver de bonnes familles. Les chiots resteront chez l’éleveur jusqu’à l’âge minimal de 8 semaines, 10 semaines étant encore mieux.

Les chiots bénéficieront d’une socialisation primaire, afin de les habituer à divers éléments auquels ils devront faire face dans leur nouvelle famille (bruits, enfants, adultes, chats, chiens, surfaces, etc). L’éleveur professionnel investira énormément de temps pour bien préparer ses chiots à leur vie future.

L’élevage improvisé est le résultat de gens qui aiment leur chienne et veulent avoir des chiots… parce que c’est un moyen facile de faire de l’argent ou encore pour que les enfants puissent vivre cette expérience formidable de voir naître et grandir des bébés.

Malheureusement, ces chiots sont, la plupart du temps, issus de parents non testés et non évalués. L’expérience peut aussi devenir traumatisante quand les chiots naissent mort nés, en détresse respiratoire, en décomposition ou que la mère décède.

La grande majorité des chiens qui se retrouvent en refuge, proviennent de ces éleveurs improvisés et qui ne possèdent pas de connaissances réelles et tangibles de l’élevage canin… ou qui sont de simples marchands de chiens.

Les connaissances d’un éleveur professionnel peuvent être vérifiées en demandant à voir les diplômes et certificats de formation obtenus par le biais de formations reliées à l’élevage canin.

Enfin, l’éleveur canin professionnel a inclus une clause dans son contrat de vente qui exige que le chiot, peu importe son âge, lui soit retourné si l’acheteur ne peut plus le garder… peu importe la raison.

Acheter son chiot chez un éleveur professionnel est la meilleure option. C’est aussi la meilleure voie pour contrer l’abandon dans les refuges, puisque ces éleveurs n’hésiteront jamais à reprendre leurs chiots.

Être éleveur professionnel n’est pas relié au nombre de chiens ou de races, mais bel et bien au respect de la race (enregistrement, standard, génétique) et au service à la clientèle (reprise du chiot ou adulte en cas de nécessité, aide et conseil, suivi).

Alors entre payer 2000$ pour un doodle mix sans papiers d’un éleveur amateur, ou 2000$ pour un chien de race pure enregistré et garanti chez un éleveur professionnel…. moi je sais lequel je choisi!

Auteur : Johanne Parent